Ce qu’on porte dans le Sud-Ouest

Le lamba. C’est la pièce de base du vêtement malgache : un rectangle de tissu que l’on porte sur les épaules, noué à la taille, ou dont on enveloppe un enfant. Selon la région et l’occasion, il est de coton simple ou de soie, uni ou tissé de motifs.
Le salovana, ou lambahoany. Sur le littoral ouest, les femmes nouent sur la poitrine un rectangle imprimé d’environ 110 sur 160 centimètres, souvent orné de motifs géométriques et d’un proverbe en malgache imprimé sur le bord. Une seconde pièce de même taille, le kisaly, couvre la tête et les épaules. Les hommes portent, noué à la hanche, le kitamby.

Le masque clair. Beaucoup de femmes vezo et sakalava appliquent sur le visage une pâte claire, le masonjoany — les Vezo disent tabaky. On la prépare en réduisant en poudre un bois local, mélangé à un peu d’eau. Elle protège du soleil, intense sur la côte toute l’année, et sert aussi de soin de peau. On la porte au quotidien comme les jours de fête ; ce n’est ni un déguisement ni un signe rituel, mais un usage courant.
Ce que cela change pour un visiteur. Rien d’obligatoire. Savoir reconnaître un salovana d’un simple paréo, ou comprendre que le masque blanc n’a rien d’exceptionnel, suffit à regarder la rue autrement. Un lambahoany s’achète au marché de Toliara ; c’est un souvenir utile, léger, et qui sert vraiment sur place.

