Ce qu’on mange dans le Sud-Ouest

Le riz d’abord. À Madagascar, le riz — vary — est le cœur du repas, matin, midi et soir. Le reste, viande, légumes, poisson, s’appelle collectivement laoka, l’accompagnement. Sur la côte vezo, le laoka est souvent un poisson ou un fruit de mer du jour, grillé ou en sauce.
Les plats qu’on retrouve partout. Le romazava, bouillon de zébu et de brèdes servi sur le riz, tient lieu de plat national. Le ravitoto associe des feuilles de manioc pilées à du porc gras. Le henakisoa sy ravitoto, sur une carte, désigne exactement ce plat : porc et feuilles de manioc. Le voanjobory sy henakisoa, courant lui aussi, associe des pois bambara à du porc.
Le zébu et le poulet au lait de coco. Le zébu — omby — est une viande de fête autant qu’un signe de richesse dans le Sud-Ouest mahafaly et bara : grillé en brochettes, le masikita se mange sur le pouce, au marché ou en bord de route. Sur la côte, où poussent les cocotiers d’Ifaty et de Mangily, l’akoho sy voanio décline le même principe que le poisson en sauce : du poulet mijoté au lait de coco, souvent relevé de gingembre.

Deux douceurs. Le mofo gasy, « pain malgache », est une petite galette de farine de riz sucrée, cuite dans un moule alvéolé, qu’on achète au petit-déjeuner au coin de la rue. Le koba mélange arachide, sucre et farine de riz ; le koba akondro y ajoute de la banane écrasée, enveloppée dans une feuille de bananier et cuite à la vapeur.
À l’étal du marché. Toliara vit face au canal du Mozambique : le poisson, le poulpe, les crevettes y sont abondants et frais. Les épices de l’île — vanille, poivre, girofle, curcuma — se vendent au marché du centre. Un petit pot de sakay, pâte pimentée de piments rouges et verts, accompagne presque chaque repas ; chacun règle sa propre dose. Demander « ohatrinona ? » avant d’acheter fait partie du jeu.


